Website Preloader
Website Preloader
Festival Art Souterrain 2022 - Voies/voix résiliantes - 2 avril au 30 juin 2022
Événement incontournable, Le Festival Art Souterrain est de retour pour une 14e édition au cœur de la métropole. Du 2 avril au 30 juin 2022, l’art contemporain investira 6 km du réseau piétonnier souterrain de Montréal pour présenter, pendant 13 semaines, des œuvres d’art contemporain d’une quarantaine d’artistes locaux.les et internationaux.les autour du thème « Voies-Voix résilientes ». Les œuvres ont été sélectionnées par l’artiste et commissaire Eddy Firmin et le collectif d’artistes et de commissaires Intervals constitué de Caroline Douville, Maria Ezcurra, Miwa Kojima, Romeo Gongora et Dominique Fontaine. De plus, le Festival proposera plus d’une quarantaine d’activités de médiation et de découvertes artistiques gratuites.

Programmation

Lancement et Soirée de performances – Rituels: Élixirs cicatriciels

Lancement et Soirée de performances – Rituels: Élixirs cicatriciels

Samedi 2 avril | 17h - 21h

Lieu Saint: Structure Interactive

Lieu Saint: Structure Interactive

Le samedi 2 avril | 17h - 20h et tous les samedis et dimanches entre le 3 et 30 avril | 12h - 17h

Visites Guidées

Visites Guidées

Sous réservation pendant la durée du festival

What your eyes [don’t] see de Lucia Vergel Loo

What your eyes [don’t] see de Lucia Vergel Loo

Samedi 2 avril | 18h20
Samedi 9 avril | 15h - 15h30
Samedi 16 avril | 15h - 15h30
Samedi 23 avril | 15h - 15h30

Visite Guidée avec Commissaire (en français)

Visite Guidée avec Commissaire (en français)

Dimanche 3 avril | 13h - 14h

Table ronde: En situation d’itinérance

Table ronde: En situation d’itinérance

Mardi 5 avril | 18h - 19h30

Vernissage : (Dé)Masquer / (Un)Masking / (Des)Enmascararse

Vernissage : (Dé)Masquer / (Un)Masking / (Des)Enmascararse

Jeudi 7 avril | 17h

Wapikoni : Projections de courts métrages

Wapikoni : Projections de courts métrages

Jeudi 7 avril | 18h - 20h

Wapikoni : Atelier de sensibilisation

Wapikoni : Atelier de sensibilisation

Vendredi 8 avril | 17h30 - 19h

Ateliers de création avec Art for Elderly

Ateliers de création avec Art for Elderly

Samedi 9 avril | 11h - 12h et 12h - 13h

Visite Guidée avec Commissaire (bilingue)

Visite Guidée avec Commissaire (bilingue)

Dimanches 10 avril et 17 avril | 13h - 14h

Table ronde : Art, féminisme et écologie

Table ronde : Art, féminisme et écologie

Mardi 12 avril | 18h - 19h30

Table ronde : Accessibility and immigration

Table ronde : Accessibility and immigration

Mercredi 19 avril | 18h - 19h30

I Want My LGBTV featuring Hot Mess Hotline

I Want My LGBTV featuring Hot Mess Hotline

Vendredi 22 avril | 11h - 19h

Gender B(l)ender

Gender B(l)ender

Samedi 23 avril | 17h - 20h

En Flux: Films de poésie

En Flux: Films de poésie

Dimanche 24 avril | 12h - 17h

Atelier de création avec Maria Ezcurra

Atelier de création avec Maria Ezcurra

Jeudi 28 avril | 15h

Atelier de sérigraphie avec Atelier Circulaire

Atelier de sérigraphie avec Atelier Circulaire

Samedi 30 avril | 14h - 17h

Thème

Voies – voix résilientes

Depuis le virage post-racial opéré par nos sociétés au milieu du XXe siècle, celles-ci n’ont cessé de réviser leurs protocoles d’équités. La lutte constante des minorités pour plus d’équité nous rappelle que les avancées que peuvent représenter, le Civil rights movement des Afro-Américains des années 1950-60, le mariage civil homosexuel en 2002 ou encore la Commission de Vérité et de Réconciliation de 2008 avec les peuples autochtones du Canada, sont un ensemble de processus plutôt qu’une simple succession de dates, d’acquis et de victoires. Preuve d’un processus largement inachevé, les inégalités perdurent.

Du reste, qu’elles soient nationales, ethniques, culturelles, religieuses, sexuelles ou autres, les Nations Unies rappellent que les minorités ont droit à l’équité et protection de leurs existences. Qu’elles soient encore agissantes ou passives, toutes font face à un même écueil : les structures discriminantes profondément inscrites dans les habitudes sociales. Bien que minorité et majorité ne sauraient exister l’une sans l’autre, le terme minorité renvoie surtout à une minoration de la voix. En ce sens que la majorité numérique n’est pas nécessairement celle qui a « voix » au chapitre.

Outre cette tension majorité/minorité et ces constats d’ordre général, le concept de minorité reste difficile à cerner comme le laisse entendre l’absence de définition unanime à l’échelon international. Cette résistance à la normalisation met en exergue une difficulté systémique de notre monde : percevoir avec justesse les enjeux qui entourent les conditions du dialogue pour l’équité.  En effet, en ce début de 21e siècle, les valeurs d’égalité, de liberté et de dialogue que prônent nos sociétés démocratiques entrent en opposition frontale avec leurs fondations capitalistes et productivistes basées sur l’hypercatégorisation, la division du travail et la biopolitique (sexe/genre/race).

Si les premières questions qui viennent à l’esprit sont « Qui sont ces voix minoritaires ? Comment font-elles résilience ? Comment trouvent-elles des solutions aux violences systémiques ? Depuis quelles bases établir un dialogue équitable pour une utopie sociale plus égalitaire ? Quelles sont les approches qui inspirent et font évoluer les mœurs vers une société plus égalitaire ? »

Les artistes de cette 14e édition du festival auront à cœur de pénétrer les tâches aveugles de notre regard afin de nous introduire avec sensibilité et émotion dans l’univers des luttes pour la différence et la dignité.

Artistes

Alex Apostolidis

Alex Apostolidis

Alicia Mersy

Alicia Mersy

Amanda Préval

Amanda Préval

Anabel Burin

Anabel Burin

Anna Binta Diallo

Anna Binta Diallo

Art For Elderly

Art For Elderly

Catherine Blackburn

Catherine Blackburn

Charles Campbell

Charles Campbell

Chloé Beaulac

Chloé Beaulac

Condé and Beveridge

Condé and Beveridge

David Garneau

David Garneau

Emilie Crewe

Emilie Crewe

Jean-François Boclé

Jean-François Boclé

Jobena Petonoquot

Jobena Petonoquot

Joliz Dela Peña

Joliz Dela Peña

Kassandra Reynolds

Kassandra Reynolds

Kelly Sinnapah Mary

Kelly Sinnapah Mary

Kevin Yuen Kit Lo

Kevin Yuen Kit Lo

Lucía Vergel Loo

Lucía Vergel Loo

Marcella França

Marcella França

Maria Ezcurra

Maria Ezcurra

MeyerMétivier DesignHaus

MeyerMétivier DesignHaus

Moridja Kitenge Banza

Moridja Kitenge Banza

My-Van Dam

My-Van Dam

Nadia Myre

Nadia Myre

Richard-Viktor Sainsily Cayol

Richard-Viktor Sainsily Cayol

Rino Côté

Rino Côté

Rojin Shafiei

Rojin Shafiei

Sarabeth Triviño

Sarabeth Triviño

Shantel Miller

Shantel Miller

Shelby Lisk

Shelby Lisk

Sophie Aubry

Sophie Aubry

Stéphane Alexis

Stéphane Alexis

Tonya Sam’Gwan Paris

Tonya Sam’Gwan Paris

Tyshan Wright

Tyshan Wright

Commissaires

Eddy Firmin

Eddy Firmin

Photo : gracieuseté de l’artiste

Originaire de la caraïbe française, Eddy Firmin est un artiste-chercheur, conférencier, vivant et travaillant entre Montréal et Halifax (Canada). Docteur en Études et Pratiques des Arts de l’Université du Québec à Montréal, il enseigne à NSCAD University et coordonne depuis 2017 la publication de la revue décoloniale Minorit’Art.

À l’automne 2021, Il a lancé et assuré le commissariat de la 1ère biennale transnationale noire, Af-flux, à Montréal et Québec. Son intérêt d’étude porte sur la décolonisation des imaginaires et l’articulation des enjeux transculturels en art.

Après Rosie

En 1975, s’effectuait le « Rosie Douglas tour », soit l’une des plus emblématiques initiatives de prêche pour la justice sociale des communautés noires et autochtones du Canada.

Le temps d’un éclair, Roosevelt Bernard Douglas dit Rosie, enracine dans l’imaginaire de peuples autochtones et afrodescendants, un message d’unité qui lui survit encore. Tout comme le Docteur Martin Luther King avait un rêve, Rosie en avait un, celui d’une unité entre les peuples autochtones et les communautés noires du Canada dans leur longue marche pour la dignité. Aussi, les legs de Rosie s’inscrivent bien au-delà de la révolte raciale de l’Université Sir George William que lui a assignée l’Histoire.

Ce commissariat, Après Rosie, souligne que le désir de justice sociale participe des plus hautes valeurs humaines. Il déborde la cacophonie des identités et la complexité des nations pour plonger au cœur des indicibles tremblements qui nous lient à l’Autre. Comme le disait si bien Édouard Glissant, il nous est « possible d’approcher ces chaos, de durer et de grandir dans cet imprévisible » et de « « palpiter du palpitement du monde » qui est à découvrir enfin ».

Un demi-siècle après Rosie, les 14 artistes autochtones et afrodescendants sélectionnés entonnent un poignant chant visuel autour de la mémoire, la résilience et la justice sociale. En manière de réverbérations les artistes Stephane Alexis et Catherine Blackburn se font miroir des résiliences de l’autre sur les fenêtres de la Place Victoria, d’autres tel qu’Anna Binta Diallo ou Sam’Gwan Paris nous rappellent qu’au-delà de leurs métissages autochtones et noirs, elles portent en elles la mémoire de multiples récits séculaires. De même, les artistes Charles Campbell, Richard-Viktor Sainsily Cayol, Jobena Petonoquot ou encore David Garneau signalent qu’aucune marche d’équité ne saurait se faire sans convocation d’une mémoire ancestrale.

Eddy Firmin. P.h.D.
Artiste
Commissaire
Professeur adjoint à l’Université NSCAD

Intervals Collective

Intervals Collective
À partir de la gauche: Romeo Gongora, Caroline Douville, Dominique Fontaine, Maria Ezcurra et Miwa Kojima. Photo : Alex Marchand

Intervals est un collectif d’artistes et de travailleurs culturels sans but lucratif qui s’intéresse au rôle social de l’art dans un monde pluriel. Fondé en 2015, le collectif s’efforce de réunir des créateurs issus des communautés ethnoculturelles de Montréal par le biais d’activités discursives, de création, de production et de diffusion artistique. Le collectif vise à remplir les espaces liminaux et, à travers d’interactions sociales et d’interventions, cherche à combler un vide – un manque entre les communautés, les institutions, les structures établies. Intervals est lui-même l’espace de l’entre-deux, le trait d’union qui lie, communique, facilite les expériences, les échanges et les rapports au monde

Les membres sont Caroline Douville (artiste/commissaire), Maria Ezcurra (artiste/éducatrice), Dominique Fontaine (commissaire d’expositions), Romeo Gongora (artiste/éducateur) et Miwa Kojima (artiste/designer/éditrice).

Depuis sa création, les membres du collectif se réunissent régulièrement pour échanger des idées, partager des expériences et planifier des projets artistiques. Ces rencontres sont devenues un intervalle de création et de réflexion qui a grandement contribué à notre sentiment de communauté et d’appartenance en tant qu’artistes montréalais, et qui nous a incités à trouver des moyens d’étendre cette expérience avec d’autres individus et communautés.

Les projets d’Intervals comprennent : Liens ludiques – jouons ! ( 2021) ; Intermissions : Installation sociale dans le parc (2020) ; Future_Tense : Comment envisager l’avenir ?  (2020–à présent) ; Potlatch : Le don de nourriture II (2019) ; Le Backyard (2016) ; Potlatch : Le don de nourriture (2016) ; NDG 375 : Une communauté de communautés (2015)

Récits de la pluralité

En réponse à Art Souterrain, qui nous a invités comme co-commissaires du Festival de cette année. Sous la thématique « Voix-voies résilientes », le collectif Intervals a sélectionné les œuvres de 22 artistes, qui traitent et racontent divers « Récits de la pluralité ».

En cette époque de crise et d’incertitude marquée par la pandémie en cours, le chaos climatique qui s’accélère, les inégalités sociales et du travail, d’innombrables violations des droits de la personne, la crise environnementale et économique, l’isolement et l’abandon – parmi bien d’autres enjeux monumentaux -, la résilience se présente comme notre dernier refuge.

Si cette crise pandémique a été difficile pour tout le monde, partout, elle a touché de façon disproportionnée les segments les plus vulnérables de notre société : les femmes, les enfants, les aînés, les personnes à faible revenu et les groupes issus de minorités ethniques et racisées. Dans certains cas, la pandémie a même prouvé que bâtir la résilience d’une communauté pouvait s’avérer nocif pour une autre.

C’est pourquoi bon nombre des œuvres présentées dans le cadre de cette exposition incarnent à la fois diverses formes de résistance et une pluralité de voix, souvent réduites au silence ou discriminées pour des questions de race, de genre, de capacité physique, de classe ou de statut social (qu’il s’agisse d’immigrants, de mères monoparentales, de personnes en situation d’itinérance…). De nombreux projets visent un échange avec les travailleuses et les travailleurs au front, ainsi qu’avec les communautés qui ont souffert durant le confinement imposé par la COVID-19. D’autres encore rappellent les liens inextricables qui nous unissent à la terre, portés à notre attention lors des brefs intervalles qui se dessinent entre le mode de vie urbain effréné de nos contemporains et la sagesse des ancêtres.

Les œuvres qui forment ces « Récits de la pluralité » ont été façonnées par les expériences personnelles des artistes, et par leur façon unique d’observer la vie des autres ou de collaborer avec diverses communautés. Leur pratique artistique s’apparente tantôt à un mécanisme d’adaptation, tantôt à une manière de réagir à une situation douloureuse ou d’entrer en contact avec les autres, voire à une approche critique des circonstances actuelles. Elle est canalisée par leurs publics afin de témoigner de ces récits, de donner lieu à un échange et de grandir ensemble dans un milieu social commun – une pluralité d’actions et d’interactions, toutes contenues dans les aspects partagés et les disparités des temps difficiles que nous traversons, à la fois seuls et ensemble.

Merci à nos partenaires

Grand partenaire

la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Partenaires institutionnels

Avec le soutien de Montréal Ville-Marie
Conseil des arts de Montréal
Conseil des arts et des lettres du Québec
Conseil des arts du Canada - Canada Council for the Arts
Patrimoine canadie - Canadia Heritage
Québec

Partenaire privé

Montréal Centre-Ville

Partenaires Médias

esse
Vide des arts
Ciel variable - arts photo médias culture
espace art actuel
Border Crossings
choq.ca
Métissés Serrés

Partenaires de services

Arsenal art contemporain Montréal - Arsenal contemporary art Montréal
Le Comité
Paprika
Club Kombucha
Turgeon Lettrage
bières biologiques Boldwin
Publicité sauvage
Bang Bang
FIG Clothing
Librairie Racines Bookstore
Centre Phi

Partenaires de diffusion

BGIS
Palais des congrès de Montréal
Centre de commerce mondial Montréal
Groupe Petra
Ivanhoé Cambridge - Caisse de dépôt et placement du Québec
Westcliff

Partenaires culturels

Wapikoni Mobile
GENDER B(L)ENDER
Atelier circulaire - Centre d'arts imprimés
Atelier Le fil d'Ariane
Art For Elderly
Mapp Mtl
Institut culturel du Mexique Montréal
On fête avec vous! Votre gouvernement - Québec Fier Partenaire

Projet créatif de « J’aime travailler au centre-ville »

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « J’aime travailler au centre-ville », propulsée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain avec le soutien du gouvernement du Québec.

Infolettre Art Souterrain

Soyez informé.es de toutes les annonces du Festival Art Souterrain 2022 ! Inscrivez-vous à l'infolettre.

Préférence langue // Language preference

Vous vous êtes inscrits avec succès!